Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

ENTRETIEN EXCLUSIF – Frédéric LECANU

22 Octobre 2013 , Rédigé par Sports and People News Publié dans #Interview

Frédéric Lecanu est un ancien sportif professionnel qui est devenu une personnalité du petit écran. Comment l'ancien judoka a réussi son passage d'athlète de haut niveau à celui de consultant sportif pour L'Equipe 21.

Voici les réponses de Frédéric Lecanu:

Qui êtes-vous et quel est votre parcours ?

« J’ai 34 ans, je suis père de famille de deux beaux garçons et je suis le conjoint d’Anne-Sophie Mondière, qui est elle-même une judoka qui a fait deux fois les Jeux Olympiques.

Je suis un ancien judoka français qui évoluait dans la catégorie des poids lourds, les plus de 100 kg. Ma carrière se situait entre Teddy Riner, que j’ai battu deux fois, et David Douillet et pour un ancien athlète de haut niveau, je peux dire que j’ai eu un parcours pour le moins atypique ! (rire)

Après ma carrière de sportif professionnel, j’ai été pendant deux ans le directeur à Vit’Halles, d’une salle de fitness puis pendant quatre ans et demi, j’ai dirigé un centre de balnéothérapie en Savoie.

De plus, depuis 2011, je commente les combats de judo pour la chaîne L’Équipe 21 et je suis également consultant pour l’émission "L’Équipe du Soir" présenté par Olivier Ménard, où j’ai pour mission d’expliquer le judo mais aussi d’autres disciplines sportives de manière très amusante et plus pédagogique à deux publics bien différents, les experts et les novices en matière de sport.

Enfin, depuis 2012, je suis devenu fonctionnaire au Ministère de la Jeunesse et des Sports grâce à l’obtention du Professorat de Sport. »

Après plusieurs années passées au haut niveau, êtes-vous satisfait par votre

carrière sportive ?

« Par définition, un sportif de haut niveau ne sera jamais satisfait par sa carrière sportive.

Quand je pense à ma carrière, j’ai un seul regret, celui de n’avoir jamais pu remporter de médaille au niveau mondial.

Certes, j’ai fini à la cinquième place lors des Championnats d’Europe du Judo en 2002 à Maribor (en Slovénie) mais je voulais tellement plus ! De plus, le fait d’être nommé remplaçant au moment des Jeux Olympiques de 2004 à Athènes a éliminé toutes mes chances de titre olympique.

Mais en même temps, le sport m’a apporté beaucoup de choses positives dans ma vie, comme par exemple, ma rencontre avec ma femme, mes amis mais aussi tous les voyages que j’ai pu faire à travers le monde puisque je suis issu d’une famille plutôt modeste et rien que pour cela je lui suis très reconnaissant. »

La vie de sportif de haut niveau, vous manque-t-elle ?

« Absolument pas ! J’ai toujours pensé que le sport c’était une part de travail et une part de talent. Personnellement, je n’étais pas particulièrement talentueux mais j’ai énormément travaillé physiquement et moralement pour être au niveau des meilleurs.

Par ailleurs, depuis que je suis devenu professeur de sport, j’ai une nouvelle vision de celui-ci qui est plus axé sur l’ouverture d’esprit et la découverte de différentes disciplines sportives pour les jeunes et les moins jeunes et cela est un réel bonheur.

En tout cas, j’aimerais toujours le sport de haut niveau même si ma carrière sportive

est définitivement terminée. »

À l’heure actuelle, la France est-elle encore la première nation du judo ?

« Au niveau culturel le Japon restera le pays du judo puisque cet art martial, les mots que l’on utilise pendant les combats, le salut et la tenue que nous portons sont originaires du Japon.

Donc il est primordial pour nous athlètes de ne pas renier ses origines.

Néanmoins, sur le plan sportif, le judo français a vraiment marqué les esprits depuis toujours.

La France à cette chance incroyable d’avoir à chaque fois un judoka qui s’impose sur le plateau mondial en remportant des compétitions prestigieuses comme Angelo Parisi, David Douillet et maintenant Teddy Riner.

Aussi, je tiens à signaler que nos clubs de judo fournissent un travail exceptionnel au niveau de l’apprentissage et de la détection de nos futurs champions et championnes.

De ce fait, chaque année, une nouvelle génération de judoka avec un fort potentiel est lancée dans le grand bain.

Cependant, nous devons rester vigilants et humbles car la Russie et le Brésil, sont deux nations qui deviennent incontournables. »

Allez-vous accompagner la délégation française et plus particulièrement les judokas français aux prochains Jeux Olympiques à Rio de Janeiro en 2016 ?

« J’espère de tout cœur y participer ! J’ai deux solutions possibles:

Première solution: j’ai un rôle actif qui me permet d’accompagner les athlètes durant ses Jeux Olympiques grâce à ma fonction fédérale à la FFJ (Fédération Française de Judo).

Deuxième solution: j'occupe un poste plus médiatique où je serais consultant pour l’Équipe 21 et j’expliquerais et commenterais les matchs aux téléspectateurs. »

Depuis 2011, vous êtes consultant pour L’Équipe 21. Cette reconversion vous plaît-elle ?

« Oui, j’adore cette reconversion même si cela a été pour moi le grand écart puisqu’il faut que je fasse en peu de temps, une expertise pointue pour un public expert et en même temps je dois apprendre à un public moins connaisseurs le judo et d’autres sports sur un ton très jovial pour que l’impact instructif soit plus fort.

Quand je réussis à contenter ses deux publics je me sens plus du tout un consultant

mais un journaliste qui a remporté son défi. »

Quels sont vos prochains projets professionnels ?

« Continuer ma carrière de consultant-journaliste pour les médias, tout en gardant à l’esprit que je suis un lien entre un public d’initié et le grand public lors de mes analyses sportives.

Aussi, je dois rester cohérant dans mes propos pour promouvoir et valoriser l’image du sport de haut niveau qui souffre parfois d’un désamour auprès du public dû aux comportements irrespectueux de certains athlètes, du dopage,… c’est pourquoi, j’essaie à mon humble niveau de redorer son image afin que les mentalités évoluent sur ce sujet et surtout que le sport retrouve ses lettres de noblesses avec ses propres valeurs de respect, de partage et de dépassement de soi.

De ce fait, cette mission devient mon nouveau défi et je suis prêt à le relever ! »

Propos recueillis par M.B.

Lundi 14 Octobre 2013

Frédéric LECANU

Né le 2 avril 1979.

Profession: - Ancien judoka de haut niveau (catégorie des plus de 100 kg),

- Consultant pour L’Équipe 21,

- Agent au Ministère de la Jeunesse et des Sports.

Palmarès:

- Championnat de France 1ère Division: - 1 médaille d’Or,

- 2 médailles d’Argent,

- 3 médailles de Bronze.

- Tournoi Super World Cup: 1 médaille de Bronze.

– Tournoi de Paris en 2005: 1 médaille de Bronze.

- Championnat d’Europe à Maribor (Slovénie) en 2002: 5ème place.

- Championnat d’Europe par Équipes: 2 médailles d’Argent.

- Championnat du Monde avec la France: 1 médaille de Bronze.

- Champion Universitaire par Équipe.

Publicité
Frédéric Lecanu

Frédéric Lecanu

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article